vendredi 29 janvier 2010

L'iPad, joli mais peu révolutionnaire

Parmi les heureux élus ayant testé la nouvelle tablette d'Apple, "iPad", peu sont convaincus qu'elle soit aussi révolutionnaire que ne le claironne son fabricant: ils regrettent d'importantes lacunes même si son esthétisme et sa rapidité suscitent l'admiration.

Apple n'a laissé les spécialistes jouer avec son nouvel appareil que quelques minutes à l'issue de sa présentation dans un théâtre de San Francisco. Suffisamment pour que le blog Gizmodo le décrive comme "le gadget dont nous n'avions jamais réalisé qu'il nous le fallait" - surtout avec un prix de départ bien moins élevé que certains le craignaient, à 499 dollars.

Mais alors que le patron d'Apple, Steve Jobs, a évoqué un appareil "vraiment magique et révolutionnaire", la plupart des qualités de l'appareil sont déjà celles de l'iPod Touch, le baladeur haut de gamme d'Apple: esthétique soignée avec un seul bouton central au bas de l'écran tactile, une coque en aluminium, et des couleurs très vives.

Cette fois, l'iPad offre en outre la possibilité de regarder des vidéos en haute définition, avec un meilleur confort puisque l'écran est plus grand (24,6 cm de diagonale).

La qualité des applications proposées et la rapidité de l'affichage, notamment pour la lecture de journaux ou magazines font l'unanimité.

Apple a fait dès mercredi la démonstration de la lecture du New York Times sur l'iPad, avec la mise en page la plus fidèle à la version papier qu'on ait jamais vue sur un appareil portable: des articles en colonnes, des photos couleurs, des titrailles variées...

Mais, sur la base des fuites qui avaient alimenté le mystère avant la révélation de l'objet, l'iPad offre aussi son lot de déceptions: il a certes un micro, permettant de téléphoner via internet avec un système du type Skype, mais il n'a pas d'appareils photo intégré, par exemple, limitant la possibilité d'afficher instantanément des clichés sur internet.

Et puis les critiques habituels d'Apple ont regretté certaines manies de la société californienne, comme l'absence de ports permettant les connections avec d'autres appareils (pas de port pour câble HDMI ni pour cartes mémoires) ou d'une batterie remplaçable - même si Apple promet une performance assez exceptionnelle en la matière: 10 heures d'usage continu sans recharge.

Plus généralement, selon le chroniqueur du site spécialisé Mashable, Samuel Axon, l'iPad est "ultra cool, super pratique et très sexy, mais pas mieux" qu'un ordinateur portable pour toute une catégorie de tâches, alors qu'Apple vante sa création comme "la meilleure façon de naviguer sur internet, et gérer courriels, photos et vidéos - sans comparaison".

"Non merci", disait aussi Adam Frucci, énumérant sur Gizmodo "8 trucs qui craignent avec l'iPad", à commencer par l'impossibilité de laisser ouvertes plusieurs applications en même temps, à la différence de tout ordinateur qui se respecte. "Vous voulez dire que je ne peux pas écouter (la radio sur internet) Pandora pendant que j'écris un texte? je ne peux pas avoir ma fenêtre Twitter ouverte en même temps que mon navigateur? ... vous plaisantez?".

Certains jugeaient le clavier virtuel peut pratique (trop plat sur une table, mal pris en main sur un canapé), et le clavier séparé offert en accessoire contraire à l'esthétique tout-en-un de l'appareil.

Quant au nom de l'appareil, il n'a pas fini de faire ricanner. Beaucoup de blogs avaient laissé attendre un "iSlate", évoquant l'esthétique sobre d'une ardoise, alors que l'"iPad", pour des anglophones, fait immanquablement penser à des serviettes hygiéniques ("pad")...

L'iPad d'Apple en chiffres et en images

Apple a dévoilé mercredi, par le biais de son patron Steve Jobs, sa tablette tactile, l'iPad. Cet appareil, qui s'apparente à iPhone de grande taille, permet de surfer sur Internet, lire des journaux ou des livres électroniques, regarder des vidéos ou encore jouer à des jeux-vidéo. Attendu de longue date, l'iPad sera commercialisé d'ici deux mois à partir de 499 dollars. Retour en chiffres et en images sur le nouveau gadget de la marque à la pomme.


Situé à mi-chemin entre l'ordinateur portable et le smartphone, l'iPad ressemble à grand iPhone, doté d'un large écran tactile multitouch de 9,7 pouces (environ 24 cm de diagonale), pour un poids de 680 grammes et une épaisseur d'1,27 cm.

Techniquement, il embarque un processeur 1 GHz surnommé "A4", une mémoire de 16 à 64 Go, selon les versions, et dispose d'une autonomie de 10 heures. Il hérite par ailleurs du système d'exploitation de l'iPhone.

Cette tablette exploite sa taille pour offrir une navigation plus simple sur de nombreuses applications : Internet, e-mail, saisie de textes, visionnage de photos et vidéos (en HD), etc. L'appareil sert également de console de jeux-vidéos portable, dont la maniabilité est assurée par l'accéléromètre, un système capable de réagir aux mouvements de l'utilisateur.

Pour alimenter son iPad, l'utilisateur trouvera dans la liste des logiciels pré-installés une version spéciale d'iTunes, l'App Store et ses 140.000 applications (compatibles avec l'iPhone et l'iPad), ainsi qu'une nouveauté, l'iBook Store. Cette plate-forme proposera à la vente des livres numériques. Apple a déjà noué des partenariats avec plusieurs grands éditeurs (HarperCollins, Penguin, etc.) pour enrichir cette librairie virtuelle et faire de l'iPad un support de livres électroniques, concurrent du lecteur Kindle d'Amazon.

Apple a également développé une version dédiée à l'iPad de sa suite bureautique iWork. Celle-ci propose un tableur, un logiciel de présentation de document et un traitement de textes. Ces trois applications seront proposées séparément pour 9,99 dollars.

A noter que l'iPad sera accompagné de deux accessoires optionnels ; un dock pour transformer la tablette en cadre photo numérique, ainsi qu'un clavier pour l'utiliser comme un ordinateur portable.

L'iPad sera proposé en deux versions. La première disposera d'une connectivité Wi-Fi, tandis que la seconde proposera en plus l'accès au réseau mobile haut débit 3G, sous la forme d'un abonnement avec un opérateur.

Toutefois, la tablette d'Apple semble faire l'impasse sur les appels vocaux, bien qu'une prise micro soit prévue, la gestion multi-tâches, ainsi que la prise en charge de Flash. La webcam, le GPS, le lecteur de cartes mémoires et le mini rétroprojecteur, évoqués par les dernières rumeurs, sont également absents.

Côté prix, il faudra compter au minimum 499 dollars (probablement 499 euros en Europe) pour s'offrir l'iPad. A ce prix, l'appareil sera livré avec une mémoire de 16 Go, et sans accès 3G. Le modèle de 32 Go sera facturé 599 dollars, et celui de 64 Go 699 dollars. Pour la version 3G, il faudra y ajouter un surcoût de 130 dollars (soit 629, 729 et 829 dollars).



Le lancement commercial de l'iPad est programmé pour la fin mars 2010 aux Etats-Unis (vers la fin avril pour la version 3G). Tarifs et disponibilité pour les autres pays seront communiqués ultérieurement.

Les principales caractéristiques de l'iPad

Poids/épaisseur

680 grammes/1,27 cm

Ecran

Tactile multi-touch de 9,7 pouces avec rétro-éclairage LED

Processeur

1 GHz A4

Réseaux

Wi-Fi 802.11, Bluetooth 2.1, HSDPA 7.2 Mbps (3G, en option)

Mémoire interne

Disque flash de 16, 32 ou 64 Go

Localisation

Boussole numérique (Compass)

Autonomie de la batterie

10 heures

Système d'exploitation

iPhone OS X

Navigateur Web

Safari

Services associés

iTunes
App Store
iBook Store
Google Maps
YouTube

Coloris (coque)

Gris

Prix

499 dollars (Wi-Fi et 16 Go)
599 dollars (Wi-Fi et 32 Go)
699 dollars (Wi-Fi et 64 Go)
629 dollars (Wi-Fi, 3G et 16 Go)
729 dollars (Wi-Fi, 3G et 32 Go)
829 dollars (Wi-Fi, 3G et 64 Go)

Comme Apple, Microsoft avait lancé sa tablette tactile... sans succès

Quatre ans avant le lancement en grande pompe par Apple de sa tablette informatique iPad, présentée comme "révolutionnaire", son rival Microsoft avait déjà sorti une gamme de produits similaires, les Ultra mobile PC (UMPC), qui n'ont jamais rencontré le succès escompté.

En 2006, Microsoft avait lui aussi fait jouer le buzz pendant plusieurs semaines, sur internet, autour de son mystérieux projet "Origami".

Au final, le 9 mars, il avait dévoilé au salon CeBIT de Hanovre (Allemagne) un nouveau type de mini-ordinateur portable multimédia, l'UMPC, à mi-chemin entre téléphone mobile et ordinateur portable, version améliorée des Tablet PC alors présents sur le marché depuis quelques années.

Microsoft se voulait très ambitieux, déclarant que l'UMPC devait être "l'ordinateur portable le plus pratique et potentiellement celui que tout le monde devrait avoir sur soi".

Depuis, le terme recouvre une gamme de tablettes à écran tactile, fabriquées notamment par Samsung et Asus, permettant d'accéder à internet en wifi ou en 3G, de lire des MP3 et des vidéos et d'utiliser les applications Windows.

Actuellement, sont commercialisés "une dizaine de produits", notamment par Panasonic et Fujitsu, qui doivent, pour avoir le label UMPC, "remplir un cahier des charges" défini par Microsoft, explique Arnaud Lambert, responsable de produit Windows chez Microsoft France.

Mais le succès n'est pas au rendez-vous: selon l'institut IDC, les tablettes informatiques ne représentaient au troisième trimestre 2009 que 0,5% des ventes d'ordinateurs portables en France. En 2008, un peu plus de 40.000 exemplaires seulement ont été achetés dans l'Hexagone. Dans le monde, ces dernières années leur part de marché avoisinait les 1%.

Ce désamour "est beaucoup dû à l'écart de prix, car c'est un produit qui reste cher", souligne Stéphane Krawczyk, analyste chez IDC.

"Fin septembre 2009, le prix moyen des PC portables, tiré à la baisse par les netbooks (mini-PC, ndlr), était de 497 euros, alors que le prix moyen des tablettes était de 1.200 euros", explique-t-il.

Par ailleurs, l'autonomie des batteries laissait à désirer, surtout au début: le premier modèle, commercialisé par Samsung, ne tenait que 3 heures et demie, encore moins si l'on regardait des vidéos.

Apple promet de son côté une autonomie de 10 heures, pour un prix de 499 à 829 dollars (357 à 593 euros) selon les versions.

Depuis, Samsung a arrêté ce créneau, également délaissé par Intel, pourtant partenaire principal de Microsoft au départ.

"On s'est aperçu que l'attrait du produit en lui-même était assez mitigé", note Stanislas Oudinot, porte-parole d'Intel France, qui ajoute: "aujourd'hui le format tablette n'a pas encore trouvé son public, peut-être parce qu'il est trop grand pour tenir dans une poche".

Pour Microsoft, si le grand public a préféré se ruer sur les mini-PC, "dans le monde de l'entreprise, (l'UMPC) a rencontré un vrai succès, notamment dans le milieu hospitalier et le BTP", raconte M. Lambert, qui cite l'hôpital d'Arras (Pas-de-Calais) comme utilisateur de ces tablettes, pour "consulter les dossiers des patients".

Les UMPC sont aussi utilisés "pour les relevés de compteurs et les prises de commandes", note M. Krawczyk.

Côté grand public, les industriels comme Intel misent sur les MID (mobile internet devices), des tablettes plus petites tournées vers les usages multimédias: sur ce créneau, visé par l'iPad d'Apple, Archos, HP ou encore Dell ont récemment lancé des produits, et l'institut Gartner table sur 113 millions d'unités vendues dans le monde dès 2010.

jeudi 28 janvier 2010

Les amateurs d'électronique suspendus à la découverte de la tablette Apple

Les amateurs d'électronique retenaient leur souffle mercredi matin avant la présentation de la "dernière création" d'Apple, très probablement une tablette informatique combinant les fonctions d'un ordinateur, d'un livre électronique et d'un lecteur multimédia sur un écran tactile.

Analystes et journalistes étaient priés d'arriver largement en avance pour assister à la conférence de lancement de cet appareil dans un théâtre de San Francisco, prévue à 18H00 GMT mercredi après des mois d'un mystère savamment entretenu pimenté par des fuites au compte-goutte.

Quelques clichés publiés sur des sites internet spécialisés, dont nul ne pouvait confirmer l'authenticité, laissaient attendre une version grand format et surpuissante du baladeur iPod Touch.

Déjà le succès de l'iPod Touch, une sorte de petit frère de l'iPhone dont il partage presque toutes les caractéristiques hormis la communication vocale, ne cesse de se confirmer, appuyé sur l'accès à plus de 100.000 applications permettant d'en faire une console de jeux, un outil de gestion, une mini-tablette de lecture de la presse ou de livres, ou un support pour l'écoute de musique et le visionnage de vidéos.

A la Bourse l'attente se traduisait par une petite baisse de l'action Apple (-1,16% à 203,50 dollars vers 16h00 GMT), mais l'analyste Cort Gwon, chez FBN Securities, la jugeait insignifiante. "Tout le monde attend de voir ce qu'ils vont présenter, et combien de tablettes ils pourront vendre cette année", notait-il.

En cas de déception, Apple, qui a superbement ignoré la crise de l'année en publiant des recettes et des bénéfices florissants, pourrait être sanctionné.

Déjà une petite société d'analyse financière, Technology Research Group, a recommandé l'action à la vente mercredi matin, flairant quelque chose de "bizarre" dans les résultats trimestriels publiés lundi.

Apple a a fait état de résultats trimestriels records, "les meilleurs qu'on ait jamais vus", selon son directeur financier, qui ont toutefois été légèrement embellis par une nouvelle méthode comptable.

Le PDG Steve Jobs, invisible en public depuis son long congé maladie et sa greffe du foie de l'an dernier, avait fait son possible lundi pour entretenir le suspense, évoquant dans un communiqué la présentation cette semaine d'"un nouveau produit majeur qui nous ravit".

Cette probable tablette sera la première innovation majeure d'Apple depuis le lancement de l'iPhone en 2007, devenu depuis lors non seulement un succès mondial mais une référence pour tous les fabricants de téléphones.

Beaucoup espèrent qu'une fois encore Apple saura révolutionner le domaine où il se lance, celui de l'informatique portable.

Les analystes estiment que le prix de ce nouvel appareil se situera entre celui d'un iPod et celui d'un ordinateur portable de la marque à la pomme croquée, la plupart des estimations tournant entre 600 et 1.000 dollars, jusqu'à trois fois plus qu'un livre électronique comme le Kindle d'Amazon.

Les répercussions devraient largement dépasser le monde de l'informatique et se faire sentir sur les médias, toujours à la recherche de moyens de rentabiliser leur numérisation.

Plusieurs fuites dans la presse ont fait état ces derniers jours de discussions entre Apple, des éditeurs, des groupes de presse et des groupes audiovisuels pour proposer un modèle de rémunération à la fois satisfaisant pour les médias traditionnels et attrayant pour les utilisateurs.

Mardi l'action du libraire Barnes & Noble avait fortement progressé à Wall Street, sur des rumeurs selon lesquelles son fonds de titres numériques serait pré-installé sur la nouvelle tablette Apple.

mercredi 27 janvier 2010

La tablette Apple, objet de tous les fantasmes

La prochaine création d'Apple, qui devrait être annoncée mercredi prochain, pourrait remodeler le marché de la presse et de la télévision, estiment les plus sérieux journaux américains
Pourquoi autant de bruit et d'attentes autour d'un appareil et de ses contenus encore inconnus? Le créateur de l'iPod et de l'iPhone réussira-t-il une nouvelle fois l'impossible? Analyse.

Qu'un nouvel appareil Apple soit précédé de rumeurs, c'est habituel. Mais pour l'événement prévu mercredi prochain à San Francisco, cela atteint des sommets.

La presse internationale abonde en spéculations apparemment bien étayées. La seule chose sûre, c'est que le 27 janvier, Apple va présenter une «nouvelle création»...

iPad, iSlate, iTablet?
Tout le monde croit savoir qu'il s'agit d'une tablette Internet de 10,5 pouces (25 cm de diagonale), c'est-à-dire un ordinateur extraplat à écran tactile. Son nom? Les parieurs hésitent entre iPad, iSlate, iTablet.

Cet ordinateur léger, qu'on imagine design et intuitif, à quoi va-t-il servir? A surfer sur le Web et à se brancher sur ses réseaux sociaux, cela coule de source. Il devrait aussi tenir lieu de console de jeux puisque les applications ludiques pour iPhone et iPod Touch cartonnent. Des éditeurs d'applications auraient d'ailleurs été sollicités pour adapter leurs créations à des écrans plus grands. Mais jusque-là, rien de bien neuf sous le soleil.

La presse américaine, en particulier le sérieux Wall Street Journal qui est généralement bien informé, suggère des pistes plus originales.

Support de presse
La tablette est fortement pressentie comme un nouveau support pour lire la presse. Imaginons par exemple qu'à l'avenir, au petit-déjeuner, on lira son journal préféré sur un écran, lequel aura téléchargé automatiquement la dernière édition matinale.

Apple serait en discussion avec des éditeurs de journaux, de magazines et de livres, soit The New York Times Company, Conde Nast Publications (Vogue, Vanity Fair, The New Yorker), l'éditeur HarperCollins, ainsi que News Corp. qui possède le Wall Street Journal, c'est dire si les sources du quotidien new-yorkais sont de première main.

La tablette en couleur serait alors un sérieux concurrent au Kindle d'Amazon et aux autres tablettes Web annoncées au récent salon CES de Las Vegas.

Communicateur familial
La tablette deviendrait davantage un ordinateur communautaire qu'individuel.

Dans l'exemple de la presse, le père y lirait son journal financier, la mère des magazines, l'enfant des bandes dessinées.

Pour rendre plus agréables ces choix personnels, la tablette pourrait identifier son utilisateur. Comment? On imagine que ce sera par l'oeil de la webcam. La reconnaissance des visages est déjà courante sur les appareils photo, et elle est déjà intégrée dans le programme iPhoto d'Apple. Reconnaissant son «maître», la tablette pourrait lui présenter ses contenus préférés et personnalisés.

Elle servirait aussi d'écran familial, sur lequel on laisserait des notes virtuelles, comme aujourd'hui on collait des post-it sur le frigo.

Support éducatif
La tablette s'adresserait aussi aux étudiants. Plus besoin d'alourdir le sac avec de volumineux bouquins, plus de dossiers à imprimer: les textes nécessaires aux cours ou aux mémoires s'afficheraient sur l'écran selon les besoins. Ce pan pédagogique est conforté par le recrutement par Apple, en novembre dernier, de Tracy Augustine, qui a dirigé Pearson Education, éditeur mondial d'ouvrages universitaires.

Le meilleur de la télé
Certains imaginent que la tablette pourrait offrir une nouvelle manière de regarder la télévision.

Ce n'est pas un secret, Apple est en train de négocier avec des chaînes de télévision comme CBS et ABC pour proposer un abonnement mensuel, peut-être par le biais d'iTunes. Avec la tablette, les utilisateurs auraient par exemple accès à une sélection de chaînes ou d'émissions particulièrement populaires.

Une offre qui pourrait n'être proposée qu'aux Etats-Unis, en tout cas dans un premier temps.

Réinventer la tablette, entre netbook et smartphone
On le voit, les spéculations vont bon train sur les contenus et non pas sur l'objet lui-même. Car le concept de tablette n'est en soi pas neuf et n'a jamais convaincu le grand public. Le portable à écran pivotant appelé tablet PC n'a intéressé que quelques secteurs (médical, bâtiment). Les minitablettes Nokia n'ont pas décollé.

Quant à la tablette Internet française Archos 9, elle arrive cette semaine en Suisse, au prix de 800 fr. environ. C'est un PC monobloc de 800 g, dont l'écran tactile de 9 pouces est certes beaucoup plus confortable qu'un smartphone pour surfer, mais qui manque de réactivité. De plus, son écran virtuel se prête mal à l'écriture de longs textes à l'ongle ou au stylet. On ne voit pas comment Archos 9 pourrait pousser à l'acte d'achat ceux qui possèdent déjà un netbook et un smartphone.

Répéter le coup de génie
Si tout le monde fantasme sur la future tablette d'Apple, c'est parce que Steve Jobs a déjà réussi quelques coups magistraux cette dernière décennie.

A son arrivée en 2001, l'iPod n'était pas le premier baladeur MP3. Mais il a chamboulé le concept avec sa roulette de navigation, à laquelle s'est ajouté le téléchargement sur iTunes Music Store, non seulement par albums entiers mais aussi par chansons. Aujourd'hui, ce dernier est devenu le premier magasin de musique numérique.

Plus inattendu encore, il y a trois ans, l'iPhone est arrivé sur un marché débordant de mobiles, mais dont aucun n'était utilisé intensivement pour le Web. Avec son écran tactile multitouch, et plus de cent mille applications qui l'ont transformé en objet à tout faire, l'iPhone est devenu une icône, et un appareil tellement populaire qu'il a dynamisé l'Internet mobile au point d'en saturer les réseaux.

Pas étonnant dès lors d'imaginer Apple capable de rééditer l'exploit et de transformer un objet improbable en must incontournable de demain.

Une différence toutefois: pour l'iPod ou l'iPhone, ni l'industrie de la musique, ni les opérateurs n'anticipaient le raz de marée.

Cette fois, ce sont les éditeurs et les majors qui attendent le Messie à la Pomme. Or c'est le public qu'il faut convaincre et qui validera au bout du compte le succès.

La future tablette d'Apple, va-t-elle se concentrer sur un axe particulier, sur tous ceux évoqués à la fois, ou réserver une surprise dont le secret n'aurait pas filtré? Réponse mercredi soir.
YouTube se lance dans la location de films

YouTube va proposer à partir de vendredi la location de films. Le site, propriété de Google, veut participer à la promotion de films qui seront présentés au festival du film de Sundance.
YouTube espère que l’expérience encouragera davantage de studios à offrir leurs films sur le site.

Avec ce nouveau service, annoncé mercredi, YouTube souhaite concurrencer la boutique iTunes d’Apple, Amazon.com, Netflix et Blockbuster.

Les premiers films proposés sur YouTube seront disponibles pour 3,99 dollars pour une période de visionnage de 48 heures. Les studios de cinéma pourront établir leurs propres tarifs et proposer des périodes de visionnage allant d’un à 90 jours.
Quitter le monde des réseaux sociaux avec Suicide Machine

Une application en ligne permet de disparaître de réseaux sociaux, tels Facebook ou Twitter, en quelques minutes. Elle répond ainsi aux attentes de nombreux internautes qui trouvent leur alter ego virtuel beaucoup trop envahissant
Vous voulez disparaître de Facebook, de MySpace, de LinkedIn ou de Twitter? C'est désormais possible grâce à la Web 2.0 Suicide Machine; une application grauite qui purge votre présence en ligne sur certains réseaux sociaux. Depuis son lancement le 19 décembre dernier, la Suicide Machine a déjà assisté près de 1400 morts virtuelles, mettant fin à près de 95 000 amitiés sur Facebook et 280 000 tweets sur Twitter.

Rapide, facile et définitif
Une fois vos mot de passe et nom d'utilisateur entrés, il suffit de lancer la machine. Le programme éliminera alors la moindre information vous concernant, un peu comme si vous le faisiez manuellement. Mais si éliminer un par un mille amis sur Facebook prend exactement 9 heures et 35 minutes, avec Suicide Machine, l'opération ne dure que 52 minutes. Ne subsiste qu'un cybersquelette: un profil sans aucune donnée. Et les internautes semblent adorer, comme en témoignent les nombreux messages postés sur le site mais aussi les files d'attente en ligne.

Trop de requêtes
«Nous avons tellement de succès que l'application n'arrive pas à traiter toutes les demandes à la fois, explique Walter Langelaar, directeur du projet. Nous travaillons donc pour tenter d'améliorer la capacité de traitement. Pour l'heure, c'est là notre priorité.»

Mais attention: comme dans la vraie vie, une résurrection est impossible. Une fois la Suicide Machine lancée, c'est pour l'éternité, comme le confirme une mini-épitaphe adressée à l'internaute concerné.

«Ce qui fait notre succès, c'est d'abord la simplicité d'utilisation et la sortie définitive du système, note Walter Langelaar. Lorsque vous essayez de fermer un compte, il vous est souvent demandé de remplir un questionnaire. Mais le plus important à savoir, c'est que vos amis et vos informations ne sont pas vraiment effacés. Ils sont seulement dépubliés.»

Walter Langelaar assure ainsi qu'avec Suicide Machine les données «se perdent beaucoup plus vite dans la mémoire cache des serveurs, puisque le réseau social en question ne se rend pas compte qu'il est en train de subir une désinscription massive».

Facebook contre-attaque
Mais cette assistance au suicide virtuel n'est pas du goût de tout le monde. Facebook et MySpace ont peu apprécié la démarche et ont bloqué l'accès de Suicide Machine à leur site. Une barrière aussitôt contournée. «Ils ont interdit l'accès de notre adresse IP, explique Walter Langelaar. Alors nous avons monté un réseau de serveurs proxy grâce à l'aide d'internautes.» Suicide Machine n'a donc aucune intention de faire marche arrière. Et la lettre que lui ont adressée les avocats de Facebook n'y changera rien. Postée sur la page d'accueil de Suicide Machine, elle somme les créateurs Walter Langelaar, Goran Savicic et Danya Vasiliev de «cesser [leurs] activités immédiatement».

Contacté, le service de presse de Facebook explique en effet que «ces méthodes violent les conditions d'utilisation de la plate-forme et que, contrairement à ce que ces personnes disent, il est parfaitement possible d'effacer définitivement son profil sur Facebook. L'utilisateur a en effet le choix entre une désactivation provisoire ou définitive.» Twitter, MySpace et LinkedIn n'ont, quant à eux, pas engagé de procédures juridiques contre Suicide Machine.

Conseiller en intelligence économique et gestion stratégique de l'information, Stéphane Koch estime pour sa part que «ce que fait Suicide Machine est bien, car cela incite les gens à demander le contrôle de leurs données». L'expert relève toutefois qu'il ne faut pas attendre des miracles de ce type d'application. «Les éléments de profils qui auraient pu être indexés par des moteurs de recherche ne seront pas effacés. Quant à savoir si tout disparaît vraiment des serveurs, c'est sujet à discussion.»

Suicide Machine fait des émules
L'initiative de Walter Langelaar, Goran Savicic et Danya Vasiliev fait des émules au-delà de Rotterdam où est basé le directeur du projet. «Nous avons été contactés par plusieurs programmeurs qui souhaitent décliner Suicide Machine sur des réseaux sociaux moins connus, explique Walter Langelaar. Pour notre part, nous avons décidé de ne nous intéresser qu'aux plates-formes de plus de 100 millions d'utilisateurs.»

Ainsi, un groupe d'informaticiens russes est, par exemple, en train de concevoir une application similaire pour disparaître de Vkontakte, sorte de Facebook russ
Tablette iSlate: Apple lèvera le voile ce soir

Apple doit mettre fin mercredi dès 19h à des mois de suspens en présentant sa "dernière création", très probablement une tablette à mi-chemin entre mini-ordinateur et baladeur.

Si la "tablette" ressemble aux descriptions qui circulent sur les blogs spécialisés, cette première grosse nouveauté d'Apple depuis la sortie de l'iPhone en 2007 se présentera sous la forme d'un écran tactile de 10 pouces (25 cm), doté d'un appareil photo et d'une connectivité internet par wifi et/ou par le réseau de téléphonie mobile 3G.

En clair: une version "sous stéroïdes" de son petit baladeur iPod Touch, petit frère de l'iPhone dont il partage pratiquement toutes les fonctions à part la communication vocale.

Les analystes estiment que ce nouvel appareil sera vendu entre 600 et 1000 dollars, soit trois fois plus cher que les livres électroniques actuellement sur le marché, dont les fonctionnalités sont plus limitées avec un écran en noir et blanc.

Beaucoup estiment qu'avec cet appareil, Apple a le potentiel de révolutionner l'informatique portable et la consommation de médias numériques, notamment celle de livres et de journaux en empiétant sur le marché en plein essor des livres électroniques.

Vu les attentes énormes, certains mettent cependant en garde contre une possible déception, qui pourrait se ressentir sur l'action alors qu'un nouveau succès a déjà été anticipé par les investisseurs.

Mardi l'action Apple s'est contentée de gagner 1,41% à 205,94 dollars à la Bourse de New York, au lendemain pourtant de résultats records, avec un bénéfice trimestriel en hausse de 49% pour le premier trimestre de son exercice fiscal décalé (à 3,378 milliards de dollars).

mardi 26 janvier 2010

iPhone et BlackBerry : Kodak attaque Apple et RIM

Le fabricant américain Kodak, détenteur d'un très grand nombre de brevets dans le domaine de l'imagerie et la photographie, a annoncé avoir déposé une plainte aux Etats-Unis contre Apple, le fabricant de l'iPhone, et Research In Motion, fabricant des BlackBerry. La firme de Rochester estime que les deux sociétés ont violé sur leurs smartphones ses brevets sur la technique de visualisation des photos.

"Dans le cas d'Apple et RIM, cela fait deux ans que nous sommes en discussions avec ces deux sociétés pour tenter de résoudre cette question à l'amiable, mais nous n'avons pas pu arriver à des accords satisfaisants", a expliqué jeudi Laura Quatela, responsable de la propriété intellectuelle chez Kodak.

En décembre dernier, Kodak avait déjà remporté un procès contre le fabricant sud-coréen Samsung pour les mêmes motifs.

Kodak, qui fournit ses technologies à une trentaine de fabricants, dont Nokia, Motorola, LG et Sony Ericsson, espère un dédommagement pour la violation de ses licences, mais se déclare prêt à discuter avec Apple et RIM.

C'est la deuxième fois en quelques mois qu'Apple doit faire face à une affaire de violation de brevets. En octobre 2009, la firme finlandaise Nokia, premier vendeur de téléphones mobiles au monde, avait déposé une plainte contre Apple pour violation sur l'iPhone des brevets sur les standards relatifs à la couverture sans fil, l'encodage de la voix, la sécurité et le chiffrement.
Cyberattaques/Google: Alibaba juge "irresponsable" le soutien de Yahoo!

Le groupe de services en ligne chinois Alibaba a jugé dimanche "irresponsable" le soutien apporté par son partenaire Yahoo! à Google, lequel a menacé de cesser ses opérations en Chine en raison d'attaques informatiques massives ciblant des militants des droits de l'Homme.

"Le groupe Alibaba a fait savoir à Yahoo! que son ¨+alignement+ sur la position prise la semaine dernière par Google était irresponsable au vu du manque de preuves", a déclaré à l'AFP par courriel le porte-parole d'Alibaba John Spelich.

"Alibaba ne partage pas ces vues", a-t-il ajouté.

Google a menacé mardi de cesser ses opérations en Chine, après avoir été visé, ainsi qu'"au moins vingt autres sociétés", par des attaques informatiques massives ciblant des militants chinois des droits de l'Homme.

Le géant de l'internet a affirmé avoir "la preuve que le but premier des assaillants était d'accéder aux comptes internet Gmail de militants" des droits de l'Homme, et estimé à ce stade que l'attaque n'avait pas atteint son but, faute d'accès au contenu des messages.

Un porte-parole de Yahoo!, qui détient 39% d'Alibaba, avait apporté mercredi son "soutien" à Google.

"Nous condamnons toute tentative d'infiltration dans les réseaux d'entreprises destinée à obtenir des informations sur les utilisateurs, a-t-il notamment indiqué.

"Nous jugeons ce genre d'attaques profondément dérangeantes et croyons fortement que nous, les pionniers d'internet, devons tous nous opposer à la violation de la vie privée des utilisateurs", a-t-il ajouté.

Le groupe Alibaba, qui gère les opérations de Yahoo! en Chine, contrôle également la société d'enchères sur internet chinoise TaoBao.com et le site marchand Alibaba.com.

La Chine dispose de la première population d'internautes au monde (au moins 338 millions). Le régime communiste chinois soutient le développement rapide de l'internet, tout en le contrôlant étroitement pour éviter toute contestation politique.
Les débuts difficiles de Nexus One, le téléphone multifonctions de Google

Le téléphone multifonctions de Google, Nexus One, censé concurrencer le iPhone d'Apple, connaît des débuts difficiles, les clients se plaignant de ne pouvoir passer que par internet pour obtenir des renseignements ou faire des réclamations.

"On peut qualifier leur approche de naïve ou d'orgueilleuse", commente Michael Gartenberg, analyste du cabinet Interpret.

"Google est en train d'apprendre plusieurs choses, notamment que vendre un produit n'est qu'une partie de l'équation", ajoute-t-il.

Le géant de l'internet a lancé Nexus One le 5 janvier dans le but de concurrencer Apple et son iPhone, le qualifiant de "super-téléphone" et vantant une avancée de plus dans l'évolution de son logiciel Android.

Google a travaillé avec le groupe taïwanais d'électronique HTC pour mettre au point l'appareil, vendu uniquement en ligne sur le site de Google. Il n'existe ni vrai magasin, ni centre de service après-vente.

Le téléphone à commande tactile est vendu 179 dollars s'il est acheté avec un abonnement T-Mobile ou 529 dollars avec un abonnement souscrit auprès d'autres opérateurs.

Google n'a pas dévoilé le volume de ses ventes pour le Nexus One, mais les observateurs estiment qu'il a dû en écouler environ 20.000 unités au cours de la première semaine de ventes.

"S'ils en avaient vendu un million, ils l'auraient crié sur tous les toits", juge M. Gartenberg.

En outre, Google a baissé de 100 dollars le prix facturé aux clients déjà sous contrat avec T-Mobile qui ont acheté un Nexus One et a promis de rembourser ceux qui ont payé 379 dollars pour passer d'un autre téléphone au Nexus One.

"On se demande à quoi pensait Google en lançant ce produit sans aucun centre d'appel et une aide uniquement fournie par des courriels automatiques qui mettent des jours à fournir les réponses demandées", remarque M. Gartenberg.

"Ce n'est pas pour rien qu'Apple investit autant et consacre autant d'espace dans ses magasins au service après-vente" pour l'iPhone, insiste-t-il.

Pour Hubert Nguyen, du site Ubergizmo.com, le disque dur du Nexus One est "plutôt meilleur" que celui de l'iPhone. Mais là n'est pas vraiment ce qu'attendent les consommateurs, car les téléphones multifonctions doivent fournir tout une gamme de services, dont la synchronisation avec des services en ligne et la compatibilité avec des applications à la mode ou fonctionnelles, notamment.

L'affichage du Nexus One est plus précis et son microprocesseur plus rapide que celui de l'iPhone et comporte un logiciel innovant permettant de dicter des courriels ou des messages. En revanche, la batterie du téléphone de Google est faible et se décharge en une journée même avec une utilisation minimale.

Mais le reproche principal fait au Nexus One tient au fait que les clients n'ont pas d'autres recours qu'internet pour faire face aux problèmes techniques ou d'envoi du téléphone.

Google pourrait décider d'ouvrir des magasins, mais il risquerait de faire de l'ombre aux groupes de télécommunications clients de son système Android. Ces derniers pourraient alors décider de rechercher de nouveaux partenaires.

Le système à code source libre de Google, Android, a été notamment adopté par le fabricant de téléphones mobiles Motorola, qui l'a utilisé sur son modèle Droid.

"Cela montre que les détails n'ont pas été suffisamment pensés à l'avance", conclut M. Gartenberg.
Dell Froot, un concept de PC sans écran ni clavier


Le PC du futur n'aura ni écran, ni clavier. C'est du moins ce que laisse suggérer un concept d'ordinateur de bureau créé par la designer mexicaine Paulina Carlos lors d'un concours organisé par le fabricant américain Dell. Baptisé "Froot", ce prototype repose sur un système de projecteurs qui permettent d'afficher sur un mur et sur une table les deux périphériques dont il se passe.

Le Froot ne se compose que d'un petit boîtier plat, intégrant un lecteur DVD, quelques ports USB et deux rétroprojecteurs. Le premier sert à projeter sur un mur l'image d'un bureau sous Windows, tandis que le second recréé au laser l'image d'un clavier virtuel sur un plan horizontal.

Débarrassé du moniteur, du clavier et de leurs différents câbles, cet ordinateur conceptuel offre un gain de place optimal sur le bureau. Il est également respectueux de l'environnement, puisque l'unité centrale est enfermée dans un boîtier réalisé avec des matériaux recyclables.

Bien que les claviers virtuels existent déjà et que les pico-projecteurs sont désormais disponibles pour les téléphones mobiles et les appareils photo numérique, le Froot n'est pas destiné à la commercialisation. En revanche, cet ordinateur semi-virtuel indique l'une des prochaines grandes tendances de l'informatique.
Firefox 3.6 téléchargé 3 millions de fois en quelques heures

Firefox 3.6 téléchargé 3 millions de fois en moins de 24 heures
La nouvelle version du navigateur open source édité par la fondation Mozilla, Firefox 3.6, a été téléchargé 3 millions de fois dans le monde, moins de 24 heures après son lancement. Au vendredi 22 janvier, à 11 heures, le compteur du site de Mozilla, indiquait 3,06 millions de téléchargements pour cette mouture. La version 3.6 de Firefox introduit plusieurs fonctionnalités, comme les habillages personnalisables ("Personas"), un module de mise à jour des plugins pour se protéger contre d'éventuelles failles de sécurité, ou encore le visionnage des vidéos en plein écran. Mozilla précise que Firefox 3.6 est plus de 20% plus rapide que Firefox 3.5. 350 millions d'internautes dans le monde utilisent Firefox, selon Mozilla.

Site : www.firefox.com
Nokia offre la navigation gratuite sur ses smartphones

Le fabricant Nokia, premier vendeur mondial de téléphones mobiles, a annoncé jeudi 21 janvier la mise à disposition gratuite pour ses smartphones de son système de navigation piétonne et routière "Ovi Cartes". Ce service est disponible dès à présent pour une dizaine de smartphones Nokia.

Après Google, qui a récemment offert son système GPS sur le smartphone Droid de Motorola, Nokia propose à son tour la gratuité de ses services de navigation. La firme finlandaise, qui jusque-là faisait payer l'utilisation de ses systèmes de cartographie, a changé de stratégie face au nombre croissant d'utilisateurs de GPS sur mobile.

Selon une étude Canalys, citée par Nokia, le nombre de personnes dans le monde utilisant le GPS de leur mobile atteignait 27 millions fin 2009. En offrant ses services de navigation, Nokia estime pouvoir augmenter potentiellement sa base d'utilisateurs à environ 50 millions.

Les utilisateurs d'un smartphone Nokia peuvent dès à présent télécharger en ligne la nouvelle version d'Ovi Cartes. Celle-ci comprend des fonctions de navigation routière et piétonne avec guidage vocal dans 74 pays, 46 langues, l'info trafic dans plus de 10 pays, ainsi que des cartes détaillées couvrant plus de 180 pays.

La navigation piétonne inclut des raccourcis à travers les parcs et les zones piétonnes dans plus de 80 villes du monde ainsi que 6.000 repères 3D dans plus de 200 villes pour faciliter la localisation.

Les cartes peuvent être préchargées sur Internet de manière à ce qu'Ovi Cartes puisse être utilisé en mode déconnecté et ainsi préserver la batterie du smartphone et limiter les coûts de connexion lors d'un voyage à l'étranger.

La gratuité d'Ovi Cartes est disponible pour 10 modèles de smartphones Nokia, dont les N97 mini, 5800 XpressMusic, et E72. D'autres terminaux seront ajoutés dans les semaines à venir. A partir de mars 2010, les nouveaux smartphones Nokia avec GPS intègreront gratuitement la nouvelle version d'Ovi Cartes.

Sites :
www.nokia.fr/ovicartes
www.nokia.com/maps
Des caractères arabes et cyrilliques dans les URL

L'Egypte, la Russie, l'Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis sont les premiers pays à avoir décrocher l'autorisation d'écrire des noms de domaine Internet avec les caractères de leur langue, et non en caractères romains, a annoncé l'ICANN, organisme en charge de la gestion des noms de domaines sur Internet.

Jusque-là, l'ICANN n'acceptait que les caractères non-occidentaux que pour la première partie des adresses des sites. La dernière partie de l'URL, devait quant à elle être rédigée obligatoirement en typographie latine : ".com" pour les sites commerciaux, ou par exemple ".ru" pour les sites russes et ".cn" pour les sites chinois.

Cette petite révolution sur la Toile intervient à l'issue d'une phase de tests entamée en 2007 par l'ICANN, et qui a permis à des centaines de millions d'internautes de créer des noms de domaine et des extensions régionales en onze langues : arabe, perse, russe, hindi, grec, coréen, hébreu, tamil, japonais, chinois traditionnel et chinois simplifié.

Cette réforme permet de simplifier l'accès à Internet pour certaines populations peu familières avec l'anglais ou les lettres des alphabets occidentaux.

La première adresse Internet en arabe ou en cyrillique devrait être mise en ligne dans le courant de l'année.

lundi 25 janvier 2010

La mystérieuse tablette d'Apple

Apple va présenter le 27 janvier sa "dernière création", selon toute probabilité, sa très attendue tablette: un ordinateur à écran tactile connecté à Internet qui devrait répondre au nom d'iSlate et dont les fans veulent croire qu'il va révolutionner l'informatique.

D'après une note de la maison de courtage AVI Securities citée par le site Internet technologique Cnet News, la tablette serait déjà "en pleine production".

Un secret qui déclenche les passions

Destinée à combler un vide, à la fois en termes de prix et de fonctions, entre le segment des téléphones multifonctions comme l'iPhone et les ordinateurs portables comme le MacBook, ce nouveau produit devrait se présenter comme un écran électronique d'un seul tenant, sans boutons et à commande uniquement tactile.

Il devrait permettre non seulement de surfer sur Internet mais aussi de télécharger de la musique, des vidéos et des livres.

Le nouveau produit déclenche déjà les passions. Il fait l'objet de blogs dédiés, comme iSlate.org.

Un site d'informations de la Silicon Valley, valleywag.com, a même lancé la semaine dernière une "chasse au trésor" promettant jusqu'à 100.000 dollars à quiconque prouverait l'existence de la fameuse tablette.

Une audace qui n'a pas fait rire Apple, qui a réagi vendredi par une lettre signée d'un de ses avocats, accusant le site d'inciter au "vol de secrets" industriels et en exigeant le retrait de l'offre.

“Le fabricant, mené par son patron-gourou Steve Jobs, sait plus qu'aucune autre entreprise de produits de consommation, jouer du secret pour faire monter les attentes et s'assurer d'une forte demande avant même le lancement de ses produits.”

Carmy Levy, analyste technologique indépendant.

Pour Apple, qui a révolutionné la façon d'écouter et d'acheter de la musique avec son baladeur numérique iPod et son logiciel iTunes, puis les téléphones portables en créant son iPhone aux innombrables applications, reste à savoir si l'exploit sera renouvelé.

Selon le site web du Wall Street Journal lundi soir, la maison d'édition HarperCollins serait en négociations avec Apple pour rendre des livres numérisés disponibles sur la tablette, ce qui en ferait un concurrent direct du Kindle d'Amazon.com.

Ovi Cartes sur votre mobile Nokia : Une solution gratuite de navigation GPS à pied et en voiture !

Que vous découvriez une ville à pied, preniez le volant, prépariez un voyage ou que vous souhaitiez simplement vous informer sur une destination, Ovi Cartes est votre compagnon idéal, toujours disponible sur votre mobile et votre PC/Mac.
Désormais, Ovi Cartes propose gratuitement les solutions de navigation routière et piétonne dans plus de 70 pays sur les mobiles Nokia compatibles!
Avec le nouvel Ovi Cartes pour mobile, des services gratuits :
• de cartes couvrant plus de 180 pays (dont le Maroc) et de mises à jour cartographiques
• des modules de navigation routière et piétonne dans plus de 70 pays avec guidage vocal en temps réel
• d’un service météo en temps réel et de prévisions sur 5 jours pour votre ville ou tout autre lieu identifié à l’aide de la
fonction de recherche
• de guides de voyage Lonely Planet et Michelin pour plus de 1000 destinations, d’un agenda des événements en temps réel dans votre ville ou tout autre lieu identifié à l’aide de la fonction de recherche.

Ovi Cartes pour mobile fonctionne en mode déconnecté et connecté et inclut un service complet de navigation et de cartographie en mode connecté et déconnecté. Vous pouvez rechercher et parcourir la carte et utiliser la navigation sans être connecté à Internet.

Liste des téléphones Nokia compatibles

Nokia N97 mini, Nokia 5800 XpressMusic, Nokia 5800 Navigation Edition, Nokia E52, Nokia E55, Nokia E72, Nokia 5230, Nokia 6710 Navigator, Nokia 6730 classic et Nokia X6. Pour obtenir la liste exhaustive des téléphones compatibles, visitez le site www.nokia.com/maps.

Un astronaute américain envoie le premier message Twitter depuis l'espace

Un astronaute américain en poste dans la Station spatiale internationale (ISS) a envoyé vendredi pour la première fois un message Twitter depuis l'espace, après s'être vu doté d'une connexion Internet personnelle, a annoncé la Nasa.

Ce petit exploit a été rendu possible grâce à une amélioration du système informatique de la station spatiale permettant à ses membres d'avoir maintenant un accès personnel à Internet.

Auparavant, les "tweets" (micro-messages de 140 caractères maximum envoyés sur Twitter) rédigés par les astronautes étaient d'abord transmis par courrier électronique à la Terre avant d'être publiés.

Ces nouvelles connexions Internet permettront aux astronautes de pouvoir effectuer des "communications privées", améliorant ainsi leur qualité de vie lors de longues missions, selon la Nasa.
Mimer le système nerveux: un nouveau transistor pour les ordinateurs futurs

Un nouveau type de transistors s'inspirant du fonctionnement du système nerveux pourrait faciliter la reconnaissance d'images et la réalisation d'autres tâches complexes par de nouvelles générations d'ordinateurs, selon des travaux publiés vendredi.

Le transistor, élément de base d'un circuit électronique, peut se limiter à transmettre ou non un signal, interprété comme une réponse "oui" ou "non". Comme dire si un des pixels d'une image est noir ou blanc.

Ce type de réponse "figée" est peu adapté à des tâches complexes comme le traitement ou la reconnaissance d'images, selon Dominique Vuillaume, chercheur à l'Institut d'électronique, de microélectronique et de nanotechnologie de Lille (IEMN-CNRS).

Quand les cellules nerveuses communiquent

Le nouveau type de transistors qu'il a mis au point avec ses collègues du CNRS et du CEA vise à introduire davantage de souplesse, de plasticité, en imitant le fonctionnement de systèmes biologiques tels que les réseaux de neurones. Ces cellules nerveuses peuvent communiquer avec leurs voisines via des milliers de points de connexions appelés synapses.

Le nouveau type de transistor doit permettre d'aboutir à une "réponse collective", comme celle que peut donner un réseau de neurones ayant intégré de multiples informations, a précisé M. Vuillaume.

On obtient un "système ayant une certaine souplesse, pouvant se programmer par apprentissage", souligne-t-il.

Le transistor baptisé NOMFET (Nanoparticle-Organic Memory Transistor) associe une molécule à base de carbone, le pentacène, jouant le rôle de semi-conducteur, et des nanoparticules d'or capables de piéger des électrons. Ces nanoparticules permettent de moduler le signal électronique et de mimer ainsi la plasticité des synapses du cerveau, selon les chercheurs.

NOMFET pourrait à lui seul remplacer sept transistors à base de silicium CMOS nécessaires jusqu'alors pour mimer la plasticité d'une seule synapse biologique, d'où un gain de place, selon l'étude publiée vendredi dans la revue scientifique Advanced Functional Materials.

“L'objectif de ces systèmes type réseaux de neurones, c'est pas forcément de concurrencer le microprocesseur silicium dans les ordinateurs, les applications ne sont pas du tout les mêmes. Cela permet de "traiter un grand nombre d'informations en parallèle", comme pour la reconnaissance d'images, mais on ne fera pas du calcul scientifique avec ça.”

M. Vuillaume.
iPhone 3G : tous les détails

Le successeur de l'iphone de Apple, déjà vendu à vendu 6 millions d'exemplaires dans le monde en un an, sort bientôt.

Le 11 juillet, Apple lancera officiellement l'iPhone 3G aux Etats-Unis puis dans 70 autres pays dans le monde. Si le design demeure pratiquement identique au premier modèle (la coque arrière en plastique noir ou blanc est la seule grande nouveauté), la nouvelle version du téléphone le plus connu de la planète a corrigé de nombreux défauts techniques.

L'iPhone sera en effet compatible avec le réseau 3G permettant le transfert des données en haut débit, et doté d'une fonctionnalité GPS. L'autonomie de la batterie a été nettement améliorée, et plusieurs fonctions ont fait leur apparition, comme la gestion de sa messagerie sous Microsoft Exchange ("push mail") et une calculatrice scientifique.

Les principales caractéristiques de l'iPhone 3G (version 2G)

Poids 133 grammes (contre 135 g pour l'iPhone 2G)
Dimensions 115 x 62x 12,3 mm
Ecran Panoramique 3,5 pouces (320 x 480 pixels), tactile, se manie directement avec les doigts
Surface protégée par une plaque de verre
Appareil photo 2 Mégapixels
Enregistrement vidéo Non
Mémoire interne 8 Go ou 16 Go
Réseau HSDPA (3G), GSM/Edge
Wi-Fi Oui
GPS Oui
Bluetooth 2.0 Oui
USB 2.0 Oui
Slot pour carte mémoire Non
Autonomie 300 heures en veille (contre 250 heures pour l'iPhone 2G)
10 heures en conversation sur le réseau 2G
5 heures sur le réseau 3G
5 à 6 heures en utilisation Web
7 heures en lecture vidéo
24 heures en lecture musique
Système d'exploitation Mac OS X
Navigateur Web Safari
Microsoft Exchange Oui
Services associés iTunes
Gmail
Google Maps
YouTube
Yahoo! mail
Lecture audio Oui
Lecture vidéo Oui
Applications SMS, Calendrier, Météo, Horloge, Calculatrice, Notes, E-mail, lecteur multimédia, Visionneuse pour fichiers PDF, JPEG, Word, Excel

Prix 199 dollars et 299 dollars aux Etats-Unis